Publication : Développement durable : quelques définitions

Echelles européenne et française : reflet des actions locales

La mise en place du développement durable à l'échelle locale devient la première étape indispensable pour la pratique de la soutenabilité à un échelon supérieur (département, région ou pays).

Développement durableOn peut alors considérer le cas de l'Europe, et en particulier celui de la France, dans l'application de ces recommandations. Ainsi, en mars 1994, la France crée la Commission Française du Développement Durable ayant pour but d'aiguiller et de rassurer les collectivités locales dans leurs démarches. En mai 1994, a lieu la conférence sur le développement durable communal à Aalborg, DANEMARK, organisé par ICLEI (Conseil International pour les initiatives Ecologiques Locales). Quatre vingts collectivités locales y adoptent la charte des villes durables européennes.

En octobre 1996, à Lisbonne, se déroule la deuxième conférence de ce type, attribuant des prix aux villes dont l"implication dans l"agenda 21 fut remarquable. En 1996, l'agenda 21 aurait dû être appliqué dans les collectivités signataires des recommandations de RIO 1992. Cette date butoir ne correspond qu'aux prémices d'une certaine mobilisation. Même si certaines villes (RENNES, DUNKERQUE, etc.) se sont senties concernées par les recommandations de la conférence de RIO, elles ne sont pas parvenues à concrétiser leurs démarches sous forme d'un plan d'action concret.

Dans les mêmes délais, le Royaume-Uni, le Danemark, la Suède ou l'Allemagne sont beaucoup plus avancés que la France dans cette démarche. En France, dès juillet 1997, l'appel à projets, lancé par le ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement, apparaît comme le premier signe tangible d'une volonté de lancer le processus d'agendas 21 locaux en France et comme la première possibilité offerte aux autorités locales de se saisir de la question. Il a pour spécificité de ne concerner que le milieu urbain et de porter sur les outils et démarches pouvant permettre de réaliser des agendas 21 locaux, cinquante et un dossiers de candidature de villes intéressées sont parvenus au ministère ; seize villes ont été déclarées lauréates.

Un an après la sélection des projets lauréats, l'association Cités-Unies France a été chargée par le Ministère de réaliser un premier état d'avancement des agendas 21 locaux. Ce bilan montre que toutes les collectivités locales ont démarré leur projet, certains étant en phase de finalisation (annexe 2). Il existe vingt à vingt-cinq villes en France qui expérimentent la démarche agenda 21 local. Une quinzaine d'autres villes est sensible aux questions de développement durable et des agendas 21 locaux et essayent d'intégrer ces dimensions dans leurs actions.

Les villes expriment le besoin de pouvoir bénéficier d'un appui technique, d'un soutien extérieur et de pouvoir échanger avec d'autres villes sur les expériences en cours. Pour répondre à cette demande, le ministère de l'Environnement met en place au cours de l'année 1999, quatre ateliers d'échanges thématiques qui se tiendront en région et réuniront le comité de pilotage de l'appel à projets et les collectivités locales intéressées, ayant répondu à l'appel de projets.

Le lien Etat-collectivités locales s'affermit en 1999 avec l'annonce par ministre de l'environnement de la mise en place du contrat plan ETAT-REGION (la moitié du budget d'une région) dont développement durable, emploi et solidarité sont les trois thèmes directeurs.


Ressources Multimédia

Ressources bibliographiques

  • Sylvain Allemand - Les paradoxes du développement durable - Le Cavalier Bleu, mai 2007
  • Gilles Berhault - Développement durable 2.0, L'internet peut-il sauver la planète ? - Editions de l'Aube, janvier 2009
  • Sylvie Brunel - Le développement durable - Que sais-je? PUF, novembre 2004

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